Beaucoup de devlogs ressemblent, malgré toute la bonne volonté du monde, à des changelogs un peu améliorés. Une liste de tâches, de correctifs, de fonctionnalités ajoutées. C’est clair, oui. Mais est-ce que cela raconte réellement quelque chose aux joueurs ?
Le plus souvent, non. Parce qu’ils ne perçoivent ni l’intention, ni le chemin parcouru, ni la petite victoire derrière l’amélioration.
La bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’être romancier pour changer ça. Avec une structure simple, chaque update peut devenir un mini-récit qui capte l’attention et humanise votre production.
Pourquoi le storytelling est indispensable
Le récit apporte ce que le changelog ne permet pas : de la compréhension, de l’émotion et de la fidélité.
Quand vous racontez pourquoi vous avez fait une modification, les joueurs se connectent immédiatement à votre intention.
Quand vous partagez le comment, ils visualisent le travail invisible.
Et quand vous expliquez ce que ça change, ils sentent que le jeu avance pour eux.
La méthode en 3 actes pour transformer vos updates
Cette structure est suffisamment légère pour tenir dans votre routine, mais assez puissante pour changer la manière dont votre audience vous lit.
Acte 1 — Le problème
Commencez par poser ce qui bloquait : une fonctionnalité peu intuitive, une animation confuse, un système trop lourd à maintenir… Cela plante le décor et crée l’empathie. Le lecteur comprend immédiatement l’enjeu.
Acte 2 — Le cheminement
Puis racontez simplement ce que vous avez exploré : les tests, les pistes abandonnées, l’essai qui n’a pas fonctionné, l’hésitation entre deux options, le moment où tout s’aligne.
C’est souvent la partie la plus engageante, car elle montre la réalité du développement : non linéaire, parfois chaotique, toujours créatif.
Vous pouvez rester concis : deux ou trois phrases suffisent pour faire sentir le mouvement.
Acte 3 — L’apprentissage
Terminez avec ce que vous retenez : ce que cette amélioration change pour le joueur, ce que vous avez découvert, ou ce que cela débloque pour la suite.
C’est un petit geste narratif, mais il donne du sens. Le lecteur ne voit plus “une tâche accomplie”, il voit une progression cohérente.
Exemples inspirants : Minami Lane & The Witch’s Bakery
Minami Lane
Le studio a adopté un ton doux, personnel et sincèrement chaleureux. Sur leur page itch.io, l’un des devlogs commence par :
“Hey there… I released Minami Lane on Steam in February, and since then, I really wanted to put it on itch too. I love itch, it’s such a great place for indie developers…”
Plutôt que de simplement annoncer la sortie, ils partagent les coulisses : les démarches administratives pour créer leur entreprise, les délais, les motivations humaines. C’est un récit de parcours, pas une annonce technique.
The Witch’s Bakery
Ici, le récit se tisse autour des tâtonnements créatifs. Dans le devlog “Designing Lunne!”, la développeuse partage :
“One thing nobody warns you about when designing characters is that you’ll find yourself asking some surprisingly deep personality questions: Would Lunne be the type to wear a cardigan, or a jumper?”
C’est touchant, drôle, et révélateur : on découvre les choix esthétiques comme des décisions narratives. Le design devient une histoire en soi.
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Et surtout, bravo d’avoir envie de faire les choses bien, à votre rythme.
À très vite dans les Chroniques de la Com’té ✨
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Cyrielle
Accompagnement marketing & communication pour studios indés

